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Ouvrage : Prévenir les crises Ces Cassandres qu’il faut savoir écouter.

Thierry Portal et Christophe Roux-Dufort publient sous cet intitulé, un ouvrage riche de contributions sur la détection des crises, chez Armand Colin (Juin 2013).

Qu’y aurait-t-il de commun entre l’effondrement du World Trade Center le 11 septembre 2001 et la crise des Subprimes de 2008 ? Ou bien encore existe-t-il un lien entre la multiplication des pandémies de grippe d’origine animale et la puissance des catastrophes d’origine climatique ?…

Depuis peu, nous sommes entrés dans le temps de l’accélération des crises et des ruptures : économiques, sanitaires, écologiques, financières, politiques, sociales, stratégiques… Avec une nouvelle problématique, urgente à résoudre :

Les crises peuvent-elles réellement se prévoir ?

Le livre PREVENIR LES CRISES (Ces Cassandres qu’il faut savoir écouter) a pour objet de mettre à jour les signes annonciateurs de dérèglements profonds que les acteurs, de tous les univers professionnels, sont amenés à ignorer ou à négliger….

En effet, il existe en sciences sociales une idée séduisante selon laquelle l’avenir sèmerait dans le présent des indices de son avènement. Appelés signaux faibles, signaux avant-coureurs ou précurseurs, ces indices contiendraient des fragments du futur qui, proprement décodés, permettraient de capter l’essence des changements qu’ils annoncent. Cette idée est particulièrement prégnante dans le domaine de l’étude des crises et des catastrophes. Non seulement, nous savons que les crises n’ont pas d’origine métaphysique mais la science nous fournit aujourd’hui des concepts et des outils aptes à en retracer les principales sources. Pour en mieux expliquer les causes… De fait, une approche des crises par les signaux faibles appelle une vision différente du concept de crise lui-même. Car l’idée selon laquelle des signes précurseurs pourraient annoncer la rupture ou la crise nous invite à opérer une jonction entre la nature accidentelle et le caractère révélateur d’une crise, c’est-à-dire entre une perspective événementielle qui voit dans l’événement déclencheur un point de départ et une perspective qui considère l’événement comme le point d’arrivée d’une dynamique déstabilisatrice jusqu’alors ignorée.

Ainsi, à travers la notion de ‘signaux faibles’, annonciateurs des crises à venir, les deux co-auteurs ont choisi d’ouvrir savoirs et pratiques vers un large public. Si les questions posées restent d’une étonnante simplicité, les ébauches de réponse apparaissent d’emblée particulièrement complexes. Existe-t-il réellement des signes annonciateurs comme le prétendent experts ou médias après que les crises ont surgi (environnement, sécurité et gouvernance globales, santé publique, finance et économie internationales, espace public…) ? Quand bien même ces signaux existeraient, comment peut-on les déceler et les reconnaître ? Comment savoir s’ils annoncent une crise ou s’il ne s’agit que d’une projection irraisonnée de nos peurs ? Quel sort les sociétés et les organisations réservent-elles aujourd’hui à ceux-ci qui annoncent le pire, ces Cassandre(s) des temps modernes ? L’idée d’être en mesure de prévoir une crise au travers de signaux faibles a-t-il un sens ? Cette idée est-elle seulement souhaitable ? Quelles sont les limites de la prévision ? Comment intégrer les signaux faibles dans le management des organisations ? Quels domaines de la connaissance humaine sont concernés ? Quelle est la part d’illusion que porte en elle-même l’idée de signal faible ?

Autant de questions essentielles dans un monde incertain où l’idée de signal faible devient peu à peu une préoccupation centrale…