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La crise

 

S’il est de leur devoir d’informer la population des risques auxquels elle est exposée, les journalistes ne se limitent désormais plus à couvrir ou relater des faits. Il devient aujourd’hui quasi-inévitable qu’un risque déclaré se transforme très rapidement en une crise médiatique mettant en cause de nombreux acteurs. Et ce d’autant plus que l’information touche à l’environnement, à la sécurité alimentaire ou sanitaire. L’émotionnel et le sensationnel prenant le pas sur l’information.

La question de la responsabilité, voire la recherche du coupable, devient alors le centre d’une polémique qui enfle d’autant plus que les déclarations sont maladroites, contradictoires, insuffisantes, hautaines, voire mensongères et contredites par de nouvelles révélations ou par le « fact-checking » réalisés par les médias et les observateurs.

Ce haut niveau d’incertitude caractérise presque toujours la situation initiale d’une crise. Et c’est précisément le mélange d’incertitude, d’angoisse et d’accélération qui décuple le risque d’évolution d’une situation dite “sensible” vers une situation de “crise”.

Cette situation de crise se caractérise toujours par un emballement des faits et un rappel des antécédents. Le mis en cause perd alors tout contrôle. Ce qui génère bien souvent des conflits directs entre les principaux intervenants. Les comportements deviennent biaisés par des objectifs à court terme. Il règne une ambiance d’ “état de siège”.

La panique s’installe, la crise est à son point culminant.

A ce stade, les 5 D décrits par Patrick Lagadec sont réunis :

  • Déferlement/Débordement
  • Dérèglement
  • Décrédibilisation
  • Divergences multiples
  • Déstabilisation