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La cartographie

 

Elle constitue le premier livrable d’une démarche de prévention des risques.

Elle permet d’opérer une photographie objectivée des zones de vulnérabilité de l’entreprise ou de l’organisation et de se préparer en conséquence.

Elle est réalisée sur la base d’un recensement des risques qui sera conduit de différentes manières selon le degré d’avancement des process existants et des objectifs fixés par l’organisation.

Le recensement se fait en général via la conduite d’une série d’entretien auprès des différentes directions fonctionnelles et opérationnelles.

Classification des risques

Un risque se caractérise par l’évaluation des impacts supposés : humain, technique, financier, commercial, social, politique… La mesure des impacts permet de qualifier le risque, de définir son degré de gravité potentielle (voir gravité).

De manière générale, on identifie les impacts d’un risque ou d’une crise selon 5 catégories :

  • atteinte aux personnes (salariés, clients, riverains)
  • dommage aux biens (physique et technique)
  • perte d’informations stratégique
  • atteinte aux partenaires (amont et aval)
  • perte financière

Les impacts sociaux, environnementaux et politiques ou réglementaires doivent, par ailleurs, être intégrés à l’évaluation des risques, en fonction de la politique RSE de l’entreprise.

Notation

La cartographie donne une photographie des zones de vulnérabilités et permet de visualiser les risques qui menacent l’organisation. Ils apparaîtront dans des « zones de criticité » : zone rouge pour les risques les plus graves et/ou les plus probables (risques majeurs), zone jaune pour les risques significatifs et zone verte pour les risques qualifiés de mineurs (les moins graves et/ou les moins probables).
Les zones sont définies par l’organisation en fonction des niveaux de gravité ou de probabilité. Les risques recensés sont eux notés, évalués, un à un, au regard de leurs impacts estimés et de leur probabilité d’occurrence. Les notations d’impacts sont variables d’une organisation à l’autre.
Ces 2 mesures permettront de positionner le risque dans les « zones de criticité » de la cartographie générale.

Un outil de pilotage stratégique

La cartographie des risques est une photographie instantanée mais doit demeurer un outil de gestion et de pilotage. Actualisée régulièrement via la mise en place de dispositif de veille adéquat, elle doit permettre de mettre en place les actions correctives qui s’imposent, d’analyser les mouvements, l’évolution de chacun des risques et d’identifier les nouvelles zones de dangers.

La cartographie des risques fait partie d’une démarche générale d’anticipation et de prévention qui vise à mieux se connaître pour mieux agir et réagir.

Son établissement permet non seulement aux dirigeants de mieux cerner les vulnérabilités qui les menacent, mais surtout il participe à la diffusion de la culture des risques auprès de l’ensemble des personnels. La cartographie est donc tout à la fois, outil de gestion et outil pédagogique.