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Image

 

En crise comme ailleurs, il y a le poids des mots et la force de l’image. Il y a la communication verbale, les messages que l’on diffuse par des déclarations, via des communiqués de presse, une campagne d’information. Et puis il y a la puissance symbolique de la communication non verbale : l’attitude, le geste, le symbole… autant de messages que seule l’image peut relayer : c’est le coup de pied rageur de Jean Pierre Raffarin dans une boulette de mazout sur une plage polluée par Le Prestige ; c’est Nicolas Sarkozy sortant de la maternelle de Neuilly (où une classe d’enfant est victime d’une prise d’otage) un enfant dans les bras ; …

L’image au même titre que le discours sert une posture générale. Elle témoigne de l’engagement, de la détermination ou du mépris, de l’embarras. Travailler ses messages donc mais travailler aussi la manière dont on va les véhiculer. Les premières interventions en temps de crise sont déterminantes. On veillera particulièrement au lieu où se feront les déclarations, les interviews. Le principe est toujours de se rendre sur le lieu de l’incident quand c’est possible, ou aux côtés des victimes.

L’image sert donc la communication de crise. Mais elle peut aussi en être un facteur déclencheur ou aggravant. On se souviendra par exemple de l’émotion suscitée par l’image du jeune Arnaud, 19 ans, l’une des premières victimes de la forme humaine de la maladie de la Vache Folle, témoignant devant les cameras de « Zone interdite » en novembre 2000. La psychose latente, explose alors. Les industriels de la viande et les chaînes de restauration rapide en subissent immédiatement les conséquences.