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Alerte

 

L’alerte est essentielle en cas de crise. Son bon fonctionnement conditionne la rapidité de mobilisation. Or on le sait, les premières minutes, les premières heures sont souvent cruciales et les premières décisions conditionnent la manière dont la gestion de la crise va être conduite. Alerter donc, mais sans tomber dans l’alarmisme, sans céder àla panique. Al’image des PC sécurité qui s’illuminent de voyants rouges sur les écrans de contrôle lorsqu’un équipement dysfonctionne, il s’agit pour tous les autres risques, parce qu’immatériels moins évidents, moins immédiats, de disposer de signaux d’alarme.

Mettre en place des systèmes de veille (médiatique, réglementaire, concurrentiel…), suivre les sujets ou situations identifiés comme sensibles, informer l’interne à la détection de situations crisogènes, possiblement dégénératives… autant de dispositifs qui optimisent la détection, donc l’alerte. Il s’agit de définir, en amont, des mécanismes internes et externes permettant de structurer la remontée d’information : identifier des « référents crise » capables d’apprécier une situation et de convoquer la cellule de crise, mettre en place une astreinte, diffuser une fiche des contacts clés avec l’ensemble des coordonnées des personnes référentes (dans un format qui permet de l’avoir toujours sur soi !)… autant de consignes qui doivent être définies, diffusées et testées en amont pour permettre de s’y référer le moment venu. Le respect de ces règles élémentaires évite, limite la désorganisation et la perte de temps lorsqu’une crise est identifiée en permettant alors la plus grande rigueur et la plus grande réactivité.

ALERTE ET INFORMATION DES POPULATIONS : LE RNA

Mal connu de l’opinion, ce système d’alerte aux populations est pourtant essentiel. Il vise à prévenir le grand public de l’arrivée d’un danger afin que celui-ci puisse s’en protéger. En métropole, l’alerte aux populations se fait via le réseau national d’alerte (RNA) et ses 4500 sirènes réparties sur le territoire. Ces sirènes permettent, de jour comme de nuit, d’attirer rapidement l’attention des populations pour qu’elles prennent des mesures de sauvegardes appropriées. Elles sont utilisées en cas de danger immédiat tel qu’un nuage toxique, un accident dans une usine chimique, un accident nucléaire, etc. Lorsque le signal retentit, les personnes sont invitées à se mettre à l’abri dans l’endroit clos le plus proche en colmatant les ouvertures en s’abstenant de téléphoner, et à écouter Radio France, en particulier le réseau des stations locales France bleue. Le début de l’alerte se caractérise par trois séquences d’une minute et sa fin par un signal unique continu de 30 secondes. Ces signaux ont été définis par le décret n° 90-394 du 11 mai 1990 relatif au code d’alerte national.